Une lueur d'espoir pour la sortie de crise en RDC se dessine en Angola. Le lundi 9 février 2026, Luanda a été le théâtre d'un sommet de haut niveau réunissant plusieurs figures clés de la diplomatie africaine pour sceller le destin du dialogue inter-congolais.
Le président angolais Joao Lourenço a reçu ses homologues Félix Tshisekedi (RDC), Faure Gnassingbé (Togo), ainsi que l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Cette "messe politique" visait à trouver une issue durable à la crise politico-sécuritaire qui fragilise la République démocratique du Congo.
Cessez-le-feu et retrait des troupes rwandaises
À l'issue de ce tour d'horizon, une déclaration conjointe a été adoptée, reposant sur des points de rupture majeurs :
- Trêve immédiate : Appel à un cessez-le-feu à une date et heure à convenir, avec une accélération des mécanismes de vérification agréés à Doha le 14 octobre 2025.
- Retrait militaire : Exigence du retrait de l'armée rwandaise du sol congolais.
- Sécurité régionale : Neutralisation et rapatriement des FDLR par la RDC, conformément aux engagements de Washington (4 décembre 2025) et aux résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le mandat de Lourenço : Consulter "les anges et les démons"
Le sujet du dialogue national, qui alimente toutes les controverses à Kinshasa, a franchi une étape décisive. La question cruciale de l'inclusivité — qui doit participer et qui doit être écarté — a trouvé un début de réponse à Luanda.
Les chefs d'État présents ont officiellement donné mandat au président angolais pour entamer des consultations avec toutes les parties congolaises intéressées. Selon des sources proches du dossier, Joao Lourenço a désormais "les mains libres" pour rencontrer l'ensemble de la classe sociopolitique, sans distinction :
- Inclusivité totale : Le médiateur pourra consulter aussi bien ceux que le pouvoir qualifie de "démons" que ceux considérés comme des "anges".
- Objectif : Jeter les bases d'un dialogue inclusif, définir le lieu des assises, désigner le modérateur et trancher sur la participation des figures contestées.
Prochaines étapes diplomatiques
Le calendrier s'accélère : le président angolais est attendu à Kinshasa dès ce week-end. En parallèle, les ministres des Affaires étrangères de l'Angola et de la RDC ont été instruits pour faciliter le déplacement vers Luanda des personnalités concernées par ces consultations historiques.
Par CKM
